Jeudi 24 décembre 2009
4
24
/12
/Déc
/2009
16:14
C'est Noël mais le ciel pleure
Rien ne bouge
Rien ne "tremble"
J'ai peur
J'attends
D'ici trois heures
Quatre peut-être
Si tout cela demeure inchangé
Je crains que ça soit
La fin de tout
La fin de cette fête
De cette magie
Que j'ai pourtant encore en tête
Des réveillons au coin du feu
Des sourires éclairés
Par des bougies dorées
Des chants d'enfants
Des flocons par la fenêtre
Ambiance feutrée
Et puis des rires
En vrac
En tas
Des rires
D'la joie.
J'veux du bonheur
Juste du bonheur
Est-ce trop demander ?
C'est Noël, souriez...
Par Ayu
-
Publié dans : Inclassable bordel
0
Mercredi 23 décembre 2009
3
23
/12
/Déc
/2009
19:47
"Riri aime le decora
Mais pas le decora de Paris
Juste le decora de Riri"
Ça tient en, quoi, trois mots ? Parfois plus, parfois moins. On les voit partout, écrasés, souillés, accrochés çà et là dans l'immensité de la Toile. C'est écoeurant, exaspérant, et plus ça va
plus ces mots perdent leur valeur, deviennent communs, habituels, ils se font familiers au lieu d'être particuliers. Alors, à quoi bon les prononcer ?
Tu me manques, toi et tes surnoms pourris. Notre historique msn est absolument génial, hilarant et triste à la fois. Ça me rend nostlagique mais heureuse. Je ne te le dirai jamais, peut-être
jamais assez puisque je le sous-entends à chaque fois que l'on discute, mais...Merci. Merci pour tout ce que tu as fait, merci pour ce que, j'espère, tu continueras à faire.
Par Ayu
-
Publié dans : Inclassable bordel
0
Mardi 22 décembre 2009
2
22
/12
/Déc
/2009
20:33
Le temps file entre mes doigts. Comme du sable. Seule cette comparaison convient, malgré sa banalité et le mépris que
je lui porte lorsque je la croise dans un écrit quelconque. Mais le temps file entre mes doigts, les jours tombent, les uns après les autres, rejoignent la plage de mon passé -demain est
déjà aujourd'hui, il est arrivé sans prévenir, il s'est collé à moi, s'est emparé de mon présent, ce "demain" qui me paraissait si lointain. Et bientôt une semaine aura coulé entre mes doigts, filé
à travers moi, je m'étonne, m'indigne, mais l'hiver m'enserre et ma voix se perd dans les profondeurs du temps. Décidément...Rien à faire pour l'arrêter. Chaque seconde, chaque minute passe plus
vite, s'en va plus loin, s'étend encore et encore devant moi pour finalement n'être qu'une illusion. Et parfois, lorsque tout est trop rapide, trop bref, lorsque je ne peux plus saisir pleinement
la saveur du moment, alors monte à mes lèvres un soupir écoeuré, une note blessée, comme pour signaler au temps qu'il va trop loin, que je ne le suis plus, qu'il faut qu'il ralentisse, m'attende,
me porte au lieu de me transporter. Alors les minutes s'allongent, glissent, s'étirent, et le temps s'élargit, me laisse marcher à mon rythme, à ses côtés, un peu moins vite.
Je sais que pour m'éviter ce texte et ces phrases trop longues, ces idées entassées, j'aurai pu utiliser, une fois de plus, une de ses expressions si clichées mais si tendres, que l'on se plait à
utiliser dans un écrit quelconque, parce qu'elles ont cette légereté et cette grâce que d'autres n'auront jamais. C'est vrai, j'aurai simplement pu parler de "course folle", la course folle du
temps comme disent si bien certains, mais si j'ai rechigné, si j'ai préféré façonner mes propres phrases plutôt que d'utiliser ce que les autres ont déjà dit, c'est que cette expression est
malgré tout bien vague.
Car nous parlons de course, mais course contre qui ? J'ai parfois l'impression de courir contre lui, mais je crains que le temps se moque bien de moi, car il est déjà tard, ce texte est donc
fini.
Par Ayu
-
Publié dans : Inclassable bordel
1
Lundi 21 décembre 2009
1
21
/12
/Déc
/2009
16:53
La vue est plutôt belle d'ici, c'est vrai
Je n'ai pas à me plaindre
Grande baie-vitrée
"Ouverture sur le monde".
Mais, hélas, quel monde !
Déchiré de toutes parts
Glauque
Malsain
Désenchanté
Décidément...Je viens de là ?
Comme ça fait mal de dire ça.
Comment a-t-on pu rêver
Ne serait-ce qu'une fois
A un univers parfait ?
Ici tout est
Souillé
Corrompu
Décidément...Je viens de là ?
La vue est plutôt belle, c'est vrai
Je vois ma ville comme un aquarium
D'où je ne peux m'échapper
Et ça me fait peur
D'y vivre
Car tout est mort ici
Oui, rien, plus rien n'est en vie.
Et du haut de mes quatre-cent-soixante-dix étages
J'observe la fin du monde
(Et quel monde...)
Par Ayu
-
Publié dans : Inclassable bordel
0
Dimanche 20 décembre 2009
7
20
/12
/Déc
/2009
17:21
De grands yeux bleus, des cheveux blonds, ondulés, lui arrivant aux épaules. Une peau blanche, très pâle sans être
transparente. Une bouche "en coeur", petite, rouge, dissimulant des dents enfantines, pas tout à fait alignées.
Elle avait un sourire innocent, dessinant sur son visage une naïveté touchante.
Lorsqu'elle riait, une petite fossette se creusait sur sa joue droite, malicieuse et éphémère. Ses boucles dorées s'agitaient dans une sorte de danse frénétique. Et quand sa joie s'éteignait, elles
reprenaient leur place comme si elles ne l'avaient jamais quittée.
Ses mains étaient fines, ses doigts longs et habiles. Tous ses mouvements étaient teintés d'une grâce mystérieuse, presque dissimulée, distillée dans chacun de ses soupirs et de ses pas.
Parfois, lorsqu'elle était fatiguée, elle fermait les yeux quelques instants, comme pour reprendre vie derrière ses paupières closes. Ses longs cils se posaient alors délicatement sur sa peau, ils
la balayaient avec grâce, l'effleuraient, l'embrassaient, et s'envolaient de nouveau lorsqu'elle sortait de sa rêverie.
Et lorsque le couteau pénétra dans son corps
Ses yeux devinrent blancs
Ses cheveux devinrent ternes
Sa bouche se crispa
Son rire s'évapora
Ses mains se serrèrent
Ses cils se figèrent
Parce que même la beauté
Ne repousse pas la mort.
Par Ayu
-
Publié dans : Inclassable bordel
1