Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /Fév /2010 21:34

On se fait des promesse dans l'vent
Qui s'accrochent à nos cheveux
Et moi j'en fais des colliers scintillants
Des perles, des diamants, et d'inombrables voeux.

On se tient par la main, comme deux enfants
Qu'on est encore un peu,
Sans l'être toujours vraiment;
S'envolent notre amour, et nos sourires heureux.

Nous gravirons encore ensemble
Ces hauts sommets de joie intense
Himalaya, toi tu nous sembles
Si petit grâce à notre silence.

On s'est aimés sans mot dire
Car les paroles seraient vaines
Seuls comptent les éclats de rire
Qui, s'ils partent, un jour reviennent.

Par Ayu - Publié dans : Inclassable bordel
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Jeudi 4 février 2010 4 04 /02 /Fév /2010 20:13

"C'est dur d'avoir raison, peut-être même encore plus que d'avoir tous les torts. "

Comme c'est dur, c'est vrai
De s'être trompé sur toute la ligne
De retourner au point zéro
Après s'être cru libéré
De ce poids violemment enfoncé.

Comme c'est dur, bien sûr
De comprendre après tant de temps
Que le coupable était innocent
Et que l'enquête se prolongerait
Eternellement

Comme c'est dur, si dur,
De reprendre depuis le début
Ce qu'on pensait être achevé
De devoir tout recommencer
Encore et encore

Comme c'est dur, blessures
Que l'on croyait presque fermées
Ouvertes, d'un coup de scalpel
Se retrouvent nues et dévoilées
Ai-je trouvé le meurtrier ?

Par Ayu - Publié dans : Inclassable bordel
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Mercredi 3 février 2010 3 03 /02 /Fév /2010 19:19

Plus j'apprends à les connaître, plus les gens baissent dans mon estime. Tous médiocres, creux, sans profondeur. A croire qu'ils n'ont pas de sentiments. Qu'ils sont vides, simples pantins, marionnettes, robots, bons à être utilisés et jetés. Je deviens froide, glaciale même, tant pis. Finalement je colle bien à l'image de ce monde, n'est-ce pas ? On oublie petit à petit nos rêves d'enfants, plus de secrets, plus de mystères, mais le néant. A quoi bon s'accrocher à ce que les autres ont déjà perdu ? Moi aussi bientôt, je serai comme eux, pleine de vide, remplie d'un trou noir dans lequel je m'enfoncerai petit à petit. J'ai peur, oui, mais c'est cette peur qui me permet de continuer à être comme je suis, à demeurer, ne serait-ce qu'un peu, libre. De penser ce que je veux, comme je le veux, de le cracher comme une injure, de l'étaler dans un poème alambiqué. Mais je change, je grandis, et hélas je sens cette liberté qui s'éloigne de moi, de mes ailes se détachent quelques plumes -bientôt des fils s'accrocheront à moi. J'aurais bien aimé faire quelque chose d'utile dans ma vie, quelque chose de beau et de grand, avant de devenir creuse et sans ambition. Moi j'aurais bien aimé la paix dans le monde, la fin de la misère et que tout l'monde soit heureux. Naïf, pitoyable ? Je sais. Hélas, je sais. Bénie soit l'époque où je ne savais pas ! Où j'étais encore libre de rêver à cela, à un monde meilleur -fondamentalement meilleur. Mais maintenant je vois les choses telles qu'elles sont, froides, dures et rigides, comme les Hommes, comme moi -c'est ce qui fait le plus mal, n'est-ce pas ? Cette sensation d'être lié à la terre, retenu par le sol, de ne pas pouvoir s'en détacher et aller voir ailleurs...On nous apprend à nous enfermer, toujours un peu plus serrés, dans des phrases toutes faites et des situations faussement agréables. Une jolie routine se déroule devant nous, surtout -surtout- ne pas sortir du chemin, ne jamais faire un pas de plus ou un pas de moins sous peine de disparaître immédiatement, lynché publiquement. Et l'on se blesse, à force de conseils sans issus, d'utopies déchues, de vains espoirs. Petit à petit, la solitude nous gagne, nous agrippe et nous tue lentement. On s'y fait, on se fait à tout, on s'y fait comme on s'est fait au désespoir et aux ténèbres. On a quelques mots au bout des lèvres mais ils y restent, ne glissent jamais, trop délicats -ils pourraient se briser en touchant les autres.
Alors les gens baissent dans mon estime par leur égoïsme -que je partage, leur mépris -qui m'est destiné, leur manque de chaleur -qui me gagne, leur violence -que je rejette mais qui m'emprisonne. Et moi, et moi, où suis-je dans tout cela ? Bientôt ce texte n'aura plus aucun sens. Viendra le beau temps.

Par Ayu - Publié dans : Inclassable bordel
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Mardi 2 février 2010 2 02 /02 /Fév /2010 19:03

S'étendent, s'étendent
Les contrées inconnues
Dans nos yeux mouillés
S'envolent des oiseaux
Aux plumes multicolores

Et j'imagine dans tes mots
Un incendie sans fin
Tes paroles brûlantes
S'étalent dans mon esprit
S'étendent, s'étendent
Mes sentiments détruits

Sur tes lèvres écarlates
Se déposent lentement
Des souvenirs d'été
Qui dans l'hiver résonnent
Sur ta bouche mille couleurs
S'étendent, s'étendent

De mes phrases vacillantes
Je m'essaie à la prose
Et sur la page ivoire
S'étendent, s'étendent
Des lettres et des symboles
Qui t'appellent du passé

S'étendent, s'étendent
Les romances oubliées.

Par Ayu - Publié dans : Inclassable bordel
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Samedi 30 janvier 2010 6 30 /01 /Jan /2010 21:26

Dans ces nuits où l'on s'élève
Où l'on prie l'inconnu
Les bras tendus vers les cieux
Dans ces nuits je pense à ceux

Qui comme moi sont malheureux

Et sur mon sourire dansent
Quelques larmes en pagaille
Ma solitude n'est qu'un mirage
Je sais qu'ils sont tout près

Notre douleur est notre secret

Je ferme les yeux pour écouter
Leurs infinies prières
Et la douleur rend amers
Ces voeux à l'avenir incertain

Qui palpitent entre nos mains

Dans ces nuits-là je respire
Le parfum de l'espoir
Je plonge dans le vide
Couleur d'éternité

Vivrons-nous condamnés ?

Par Ayu - Publié dans : Inclassable bordel
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